Dabola : un conflit foncier entre deux villages fait une vingtaine de blessés
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Un différend autour de la propriété d’un domaine agricole a dégénéré en affrontements entre les habitants de Bandakelen et de Kaléla, deux localités situées à la frontière des préfectures de Dabola et de Kouroussa. Le bilan fait état d’une vingtaine de blessés, tandis que les autorités locales et préfectorales ont engagé des démarches pour ramener le calme et trouver une solution durable au conflit.
Un conflit foncier opposant les habitants de Bandakelen, dans la sous-préfecture de Banko, à ceux de Kaléla, relevant de la sous-préfecture de Cisséla, a fait une vingtaine de blessés, mercredi 2 septembre 2026.
Selon les informations recueillies, les deux localités, distantes d’environ quatre kilomètres, revendiquent la propriété d’un domaine agricole situé dans une zone frontalière.
Les autorités sur le terrain
La tension autour de ce domaine a dégénéré mercredi en affrontements entre les populations des deux villages. Plusieurs personnes ont été blessées et certaines ont été prises en charge au centre de santé de Banko.
Au lendemain des violences, le préfet de Dabola, le colonel Alpha Oumar Cissé, accompagné des forces de défense et de sécurité, notamment des éléments de la gendarmerie et de la police, s’est rendu sur les lieux du litige.
Le préfet de Kouroussa, le colonel Ibrahim Souley Camara, a également effectué le déplacement avec une importante délégation afin de contribuer à l’apaisement de la situation.
S’exprimant au nom des deux autorités préfectorales, le colonel Alpha Oumar Cissé a appelé les communautés concernées à privilégier le calme et le dialogue.
« Vivons ensemble. Nous ne sommes pas venus pour faire la limite. Nous sommes venus vous écouter. Si vous acceptez, parlons en parents. Si vous n’acceptez pas, nous allons interdire toutes les activités sur le lieu et attendre les autorités de haut niveau afin qu’elles prennent des dispositions pour faire la limite », a-t-il déclaré.
Un appel au dialogue et à la cohésion sociale
Le préfet de Dabola a estimé que ce différend aurait dû être traité au niveau local par les autorités des deux sous-préfectures, en collaboration avec les collectivités concernées.
« Vous avez cohabité depuis longtemps, ce n’est pas aujourd’hui que vous allez commencer à vous opposer », a-t-il notamment rappelé, invitant les populations à préserver la paix et la cohésion sociale.
De son côté, le maire de Banko, Mamady Nabé, a indiqué que le domaine au centre du différend a été confié aux sous-préfets et aux maires de Banko et de Cisséla par les préfets de Dabola et de Kouroussa, afin qu’une solution puisse être trouvée au niveau local.
Les blessés pris en charge
Le chef du centre de santé de Banko, Dr Fodé Saran Condé, a assuré que les personnes blessées lors des affrontements ont été prises en charge par les services sanitaires.
Selon lui, leur état de santé est actuellement rassurant. Certaines victimes devront toutefois revenir au centre de santé pour poursuivre leurs soins et effectuer des pansements.
Après l’intervention des autorités préfectorales et des forces de défense et de sécurité, la situation semble désormais s’orienter vers l’apaisement. Les autorités locales sont appelées à poursuivre les discussions entre les deux communautés afin de parvenir à un règlement pacifique et durable de ce différend foncier.
L’enjeu reste désormais d’éviter toute nouvelle confrontation et de préserver la cohabitation pacifique entre les populations de Bandakelen et de Kaléla.