Guinée : les huissiers reprennent leurs activités après une semaine de débrayage
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La Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée a annoncé, vendredi 16 octobre 2026, la suspension de son mouvement de débrayage lancé le 9 octobre. Cette décision intervient dans un contexte marqué par la détention de deux de ses membres poursuivis devant la CRIEF.
La Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée (CNHJG) a décidé de suspendre son mouvement de débrayage, déclenché le 9 octobre dernier à la suite du placement en détention de deux de ses membres à la maison centrale de Coyah. Ces derniers sont poursuivis dans le cadre d’une procédure devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le vendredi 16 octobre 2026, selon un communiqué de la Chambre dont Mediaguinée détient copie.
Dans ce document, la CNHJG réaffirme son attachement au respect des lois de la République, des décisions de justice et au bon fonctionnement des institutions judiciaires. Elle souligne que son mouvement ne visait pas à perturber les activités des juridictions, mais traduisait un élan de solidarité professionnelle envers ses membres concernés par la procédure judiciaire.
La Chambre affirme ainsi sa volonté de préserver la sérénité du service public de la justice et appelle à une démarche fondée sur la responsabilité et l’apaisement.
« Dans cet esprit de responsabilité et d’apaisement, l’Assemblée générale extraordinaire tenue ce vendredi 16 octobre 2026 a décidé de suspendre le mouvement de débrayage engagé depuis le 9 octobre 2026, et invite l’ensemble des huissiers de justice à reprendre normalement l’exercice de leurs missions », précise le communiqué.
Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré au centre des préoccupations
Malgré la suspension du mouvement, la situation de Maîtres Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré demeure au cœur des préoccupations de la CNHJG. Les deux huissiers sont poursuivis devant la CRIEF et leur dossier doit connaître une nouvelle étape le 19 octobre 2026, date annoncée pour l’audience consacrée aux réquisitions et aux plaidoiries.
La Chambre espère une issue favorable à leur situation judiciaire, notamment leur remise en liberté, tout en réaffirmant son respect de l’indépendance de la justice et des droits de la défense.
« Elle exprime le souhait que l’issue de cette procédure, dont l’audience consacrée aux réquisitions et aux plaidoiries est fixée au 19 octobre 2026, puisse être favorable à leur remise en liberté, dans le strict respect de l’indépendance de la justice et des droits de la défense », indique le communiqué.
En conclusion, la CNHJG remercie les acteurs du monde judiciaire pour leur compréhension et leur sens des responsabilités. Elle réaffirme sa confiance dans les institutions judiciaires et son engagement en faveur d’une justice sereine, indépendante et respectueuse des droits de tous