DIMANCHE 25 OCTOBRE 2026
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Le 28 septembre 1958 : le NON historique, un choix décisif pour l’indépendance de la Guinée

ACTUALITé

Le 28 septembre 1958 marque un tournant majeur dans l’histoire de la Guinée. À cette date, le peuple guinéen, animé par une profonde aspiration à la liberté et à la souveraineté, rejette le projet de Communauté proposé par la France et choisit la voie de l’indépendance.

À l’époque, le général Charles de Gaulle avait laissé aux territoires africains la possibilité d’accepter ou de refuser cette proposition. En Guinée, sous l’impulsion des dirigeants politiques de l’époque, notamment Ahmed Sékou Touré, le choix est sans équivoque : le NON.

Ce refus traduit la volonté des Guinéens de prendre en main leur propre destin et de mettre fin à la domination coloniale. L’un des compagnons de l’indépendance, Ismaël Condé, revient sur les raisons de cette décision historique. Selon son témoignage, certaines dispositions du projet de Communauté entretenaient une ambiguïté sur la véritable autonomie des territoires africains.

Il évoque notamment les dispositions constitutionnelles qui, malgré la reconnaissance de l’égalité des peuples, maintenaient le président de la République française à la tête de la Communauté. Une perspective qui ne correspondait pas aux aspirations des dirigeants et du peuple guinéens, déterminés à accéder à une indépendance pleine et entière.

Ainsi, le 28 septembre 1958 reste une date fondatrice de l’histoire nationale. Il symbolise la volonté d’un peuple de choisir librement son avenir et d’affirmer sa souveraineté.

À l’approche du 2 octobre, anniversaire de l’indépendance nationale, ce moment historique invite à revisiter l’héritage du NON, non seulement comme un acte de rupture avec le système colonial, mais aussi comme un repère pour penser l’avenir du pays.

Aujourd’hui, l’indépendance ne se limite plus à la possession d’un drapeau, d’un hymne national ou d’un territoire. Elle implique également la capacité de produire, d’éduquer, de soigner, de protéger l’environnement, de valoriser les ressources nationales et de garantir à chaque citoyen sa place dans la construction du pays.

Dans cette perspective, la vision Simandou s’inscrit dans les ambitions de transformation économique et de développement de la Guinée. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour la valorisation des ressources nationales et la construction d’infrastructures au service des générations présentes et futures.

Soixante-huit ans après le NON historique, le défi demeure celui de traduire la souveraineté politique en progrès économique et social, afin de faire de l’indépendance un véritable levier de développement pour la Guinée.