VENDREDI 11 SEPTEMBRE 2026
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Kankan : des affrontements éclatent sur fond de conflit foncier entre Fodécariah et Kankan

ACTUALITé

Des violences ont éclaté dimanche à Balimana, dans la sous-préfecture de Balandougou, entre des habitants de Fodécariah et de Kankan. Plusieurs blessés sont signalés et des décès sont évoqués par les deux camps, sans confirmation officielle à ce stade. Ces affrontements seraient liés à un conflit foncier qui oppose les deux communautés depuis près de neuf ans.

À l’origine de ces violences, un conflit foncier qui oppose les deux communautés depuis plusieurs années et qui porte notamment sur la délimitation et l’exploitation de terres agricoles.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, la situation a dégénéré alors que des membres des deux communautés se trouvaient dans une zone agricole. Les circonstances précises du déclenchement des affrontements restent toutefois difficiles à établir, les versions des deux camps étant divergentes.

Un conflit foncier vieux de neuf ans

Du côté de Kakan, Moussa Doumbouya affirme que le différend remonte à près de neuf ans. Il explique que les tensions portent principalement sur la propriété et la délimitation de terres agricoles.

« Cela fait neuf ans que ce conflit existe entre nous. Nous nous disputons autour d’un domaine agricole et cela nous a beaucoup fatigués », témoigne-t-il.

Malgré la persistance du conflit, il assure que les habitants de Kakan souhaitent parvenir à une solution pacifique.

« Fodécariah et Kakan sont des frères. Nous voulons qu’il y ait une entente entre nous », plaide-t-il.

Des tirs auraient éclaté lors de travaux agricoles

Revenant sur les événements de dimanche, Moussa Doumbouya affirme que des habitants de Kakan s’étaient rendus dans une zone agricole pour effectuer des travaux de plantation d’acajou.

Selon son témoignage, ils auraient été encerclés par des hommes armés, avant que des tirs ne soient entendus. Il affirme qu’un habitant, identifié comme Kouramoudou Djan Doumbouya, aurait été blessé par balle, tandis que Nadouba Kèh aurait trouvé la mort.

« Au moment où nous quittions le lieu, il y avait un mort, Nadouba Kèh. Les autres étaient blessés », rapporte-t-il.

Ces déclarations n’ont, pour l’heure, pas été confirmées par une source officielle. De son côté, l’autre communauté fait également état de victimes, ce qui rend nécessaire une vérification indépendante du bilan.

Les autorités appelées à intervenir

Face à la persistance de ce conflit foncier, des habitants appellent à une intervention des autorités afin de prévenir une nouvelle escalade de la violence et de favoriser un règlement durable du différend.

Moussa Doumbouya estime notamment que les tensions auraient pu être mieux anticipées. Il affirme toutefois que des appels au calme ont été lancés en direction des deux communautés.

En attendant la confirmation officielle du bilan et des circonstances exactes des affrontements, la situation reste suivie de près dans la zone