Visa américain : les Guinéens peuvent désormais être soumis à une caution allant jusqu’à 20 000 dollars
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À compter de ce lundi 3 août 2026, les États-Unis durcissent les conditions de délivrance de certains visas de court séjour. Les ressortissants guinéens sollicitant un visa B1/B2 pourront, dans certains cas, être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars, une mesure destinée à limiter les dépassements de durée de séjour.
Les États-Unis renforcent les conditions d’accès à certains visas de court séjour. Le Département d’État américain a officialisé le Visa Bond Program, un dispositif autorisant les agents consulaires à exiger, dans certains cas, une caution pouvant atteindre 20 000 dollars (environ 180 millions de francs guinéens) des demandeurs de visa B1/B2. La Guinée figure parmi la cinquantaine de pays concernés par cette mesure, dont une trentaine de pays africains.
Entrée en vigueur ce 3 août 2026, cette réglementation remplace le programme pilote lancé le 20 août 2025. Elle s’applique aux étrangers sollicitant un visa B1/B2, destiné notamment aux voyages d’affaires, au tourisme ou aux visites familiales.
Selon le Département d’État américain, cette caution vise à garantir que le bénéficiaire « maintienne son statut de non-immigrant et quitte les États-Unis conformément aux conditions de son visa ».
La Guinée parmi les pays concernés
Les ressortissants guinéens demandant un visa B1/B2 pourront être soumis à cette exigence si l’agent consulaire estime qu’une caution est nécessaire. Celle-ci devra être versée avant la délivrance du visa.
Le montant pourra être fixé à 10 000, 15 000 ou jusqu’à 20 000 dollars, en fonction de l’évaluation du dossier par les autorités consulaires.
Ainsi, les 20 000 dollars ne constituent pas une somme systématiquement exigée de tous les demandeurs guinéens. Il s’agit du montant maximal prévu par le programme, la décision étant prise au cas par cas.
Une caution et non des frais de visa
Le Département d’État précise qu’il s’agit d’une « visa bond », c’est-à-dire d’une garantie financière destinée à assurer le respect des obligations liées au statut de non-immigrant.
Cette somme ne doit donc pas être confondue avec les frais habituels de demande de visa. Si le titulaire respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais prévus, la caution pourra être restituée conformément aux règles en vigueur.
En revanche, le non-respect des conditions du visa, notamment un dépassement de la durée de séjour autorisée, peut entraîner la confiscation de cette garantie.
Les autorités américaines mettent également en garde les demandeurs contre toute tentative de paiement anticipé. La caution ne doit être versée qu’après avoir reçu des instructions officielles de l’agent consulaire.
Lutter contre les dépassements de séjour
Cette mesure s’inscrit dans la politique américaine visant à réduire les « visa overstays », c’est-à-dire les cas de personnes qui demeurent sur le territoire américain après l’expiration de leur visa.
Le programme pilote lancé en août 2025 prévoyait déjà des cautions de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars. Avec la nouvelle réglementation, le plafond est désormais porté à 20 000 dollars.
Le paiement de la caution ne garantit pas l’obtention du visa
Le Département d’État rappelle que le versement éventuel de cette caution ne garantit en aucun cas l’obtention du visa. Le demandeur doit d’abord satisfaire à toutes les conditions d’admissibilité. La caution peut ensuite être imposée comme exigence supplémentaire avant la délivrance du visa.
Pour les voyageurs guinéens souhaitant se rendre aux États-Unis pour des raisons touristiques ou professionnelles, cette nouvelle réglementation marque un durcissement des conditions d’accès aux visas de court séjour, avec la possibilité d’être soumis à une garantie financière pouvant atteindre 20 000 dollars.